L’artiste de la semaine : Tame Impala

On vous parle d’un authentique génie, qui fait tout seul, et qui a mis son Australie natale au centre de la planète pop… Jusqu’où ira Tame Impala ?

Cinq ans après “The Slow Rush”, Tame Impala est de retour avec un nouvel album intitulé “Deadbeat”. C’est un gros virage qu’il prend avec ce nouveau projet :  Kevin Parker, l’homme derrière Tame Impala, change encore de direction. Après avoir exploré le rock psychédélique et la pop planante sur ses précédents albums, il se tourne cette fois vers l’électro et la culture rave australienne. L’album s’inspire directement de ce qu’on appelle là-bas les “bush doof” — des fêtes en plein air, perdues dans le bush, où la musique électronique, la transe et la danse deviennent une sorte d’expérience collective planante.

On s’éloigne totalement du son “guitares psyché” des débuts, elles laissent place aux synthés, aux basses profondes et aux rythmes hypnotiques. On sent qu’il a voulu faire un disque plus dansant, plus organique aussi, tout en gardant cette atmosphère flottante et rêveuse qui fait sa signature. C’est un mélange entre la transe, la pop et la house, parfois un peu expérimental, parfois très efficace.

C’est aussi un album très personnel. Kevin Parker parle du temps qui passe, du besoin de lâcher prise, des doutes qui peuvent nous traverser. Il évoque également la solitude, la recherche d’équilibre, et cette envie de se reconnecter aux autres, de retrouver une forme d’euphorie collective. C’est à la fois introspectif et hédoniste. On peut danser dessus, mais si on écoute les paroles, on sent un type en quête de sens.

Pour découvrir “Deadbeat”, on vous propose d’écouter “No Reply” : une rythmique house, une ligne de basse obsédante, et cette voix planante qu’on reconnaît immédiatement. C’est à la fois hypnotique, dansant et mélancolique, tout ce qu’on aime dans ce nouvel album de Tame Impala.