24 Août
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Vingt-cinq ans après avoir électrisé la scène rock new-yorkaise, The Strokes reviennent avec Reality Awaits, un album qui risque de désarçonner les fans de la première heure. Plus sombre, électro et expérimental, le groupe de Julian Casablancas abandonne une partie de ses fondamentaux pour explorer un son radical, où vocoder, auto-tune et atmosphères apocalyptiques prennent une place inattendue.
Il y a 25 ans, The Strokes révolutionnaient la scène new-yorkaise avec leur style, leur rock garage au son unique… Six ans après leur précédent opus “The New Abnormal” qui avait réussi à remettre le groupe sur le devant de la scène, les cinq New-Yorkais viennent de sortir “Reality Awaits”. Cet album ne va laisser personne indifférent. C’est un disque radical, déroutant, presque « post-moderne », qui peut diviser les fans de la première heure.
Car les Strokes s’éloignent de leur son d’origine. Si on retrouve par fulgurances les guitares nerveuses qui ont fait leur légende, l’ambiance globale est beaucoup plus sombre, dépouillée et électro. La vraie cassure, c’est l’utilisation massive et inattendue du vocoder et de l’auto-tune sur la voix de Julian Casablancas. Sa voix devient un instrument presque robotique, déshumanisé, ce qui colle parfaitement à l’atmosphère très « fin du monde » de l’album. C’est le producteur Rick Rubin, l’américain renommé, qui a isolé le groupe au Costa Rica pour les faire improviser, et aboutir sur ce nouveau style, plus radical.
Côté texte, c’est sans doute leur album le plus politique. Sous ses airs de dandy désabusé, Julian Casablancas y dénonce l’emprise des nouvelles technologies, l’intelligence artificielle, la destruction de la planète et surtout, le capitalisme et la surconsommation aveugle.
Pour découvrir le nouveau son des Strokes, on vous propose le titre d’ouverture de l’album “Psycho Shit”. C’est le morceau qui assume le plus ce changement de cap. C’est un titre sombre où la voix de Julian Casablancas est complètement noyée sous le vocoder, presque déshumanisée. C’est radical, avec une ambiance très apocalyptique, et ça montre parfaitement que les rockeurs new-yorkais de 2001 n’ont pas peur d’expérimenter.
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