Bonobo revient avec Distance in Static, son huitième album, un disque pensé comme un voyage entre électronique contemplative, rythmes de club et influences venues du monde entier. Un projet qui pourrait aussi marquer un tournant majeur dans la carrière du producteur britannique.

Un album qui brouille les frontières

Vingt-cinq ans après ses débuts, le producteur Bonobo, l’un des plus grands de la musique électronique britannique, est de retour avec un tout nouvel album, son huitième, ”Distance in Static”. Mais ce n’est pas une sortie comme les autres : Simon Green, le génie derrière Bonobo, a lâché une vraie info en nous expliquant que ce pourrait bien être son tout dernier album « classique », car il souhaite désormais se tourner vers la musique de film. Alors, pour marquer le coup, il a sorti le grand jeu en composant ce disque aux quatre coins du monde. De l’effervescence de Tokyo au mythique ranch de Neil Young en Californie, en passant par Londres. Un véritable road-trip sonore !

Entre mélancolie, basses massives et voix du monde

Si Bonobo nous a toujours habitués à un style très sophistiqué, planant, la grande force de ce disque c’est qu’il crée un pont parfait entre la fête et la rêverie. D’un côté, on retrouve sa signature historique : des nappes très douces, des cordes néo-classiques, une vraie mélancolie. Mais de l’autre, il nous secoue violemment avec ses lignes de basse monumentales et des rythmes taillés pour les clubs. Il réunit aussi un casting vocal international et 100 % féminin et fait voyager nos oreilles en naviguant entre l’anglais, l’ourdou et le japonais. C’est organique, ultra-moderne et ça donne une âme incroyable à ses machines.

Pour se plonger dans ce nouvel opus on vous propose un morceau redoutable : ”Shokoufeh”. Ça commence par un sample vocal japonais très mystérieux. Et très vite, ça s’emballe. Une rythmique implacable s’installe, suivie d’une envolée au piano absolument vertigineuse. C’est hypnotique, puissant, c’est du grand Bonobo.