Révélée en 2024 par la Star Academy, Marguerite s’impose comme l’un des plus beaux phénomènes pop de ces deux dernières années. Propulsée par le succès viral et féministe de son single de diamant « Les filles, les meufs », la chanteuse de 25 ans franchit aujourd’hui une étape cruciale. Un an après son premier EP Grandir, elle livre Guérir, un tout premier album studio abouti où l’autodérision panse les blessures du passé.

Guérir des injonctions et des traumas par l’humour

C’est l’un des plus beaux phénomènes pop de ces deux dernières années. Une ancienne candidate de la Star Academy qui sort enfin son tout premier album studio : Marguerite. Révélée en 2024 dans la Star Academy. Elle n’a pas remporté la finale, pourtant elle a su s’imposer à la sortie de l’émission. Son titre “Les filles, les meufs” est devenu un hymne féministe viral, certifié single de diamant. Un an après la sortie de son premier EP intitulé “Grandir”, la chanteuse de 25 ans franchit aujourd’hui l’étape ultime avec un premier album abouti : “Guérir”.

Elle veut guérir de ses traumatismes, de ses complexes et des nombreuses injonctions de la société. Marguerite aborde ses douleurs d’enfant, la reconstruction après un trauma, mais elle explore surtout la relation complexe que les femmes entretiennent avec leur corps. Par exemple, avec le titre “Mon ventre”, elle adresse une lettre très poignante à son propre corps face à la pression sociale. Mais la grande force de Marguerite, c’est qu’elle aborde tout cela sans jamais tomber dans le pathos : elle utilise constamment l’humour et l’autodérision comme bouclier.

Une pop solaire aux influences anglo-saxonnes

Musicalement, elle nous offre une pop qui a gagné en consistance. C’est un album de contrastes : des textes très profonds et parfois sombres viennent se poser sur des mélodies ultra-solaires. Les guitares flirtent parfois avec le rock « garage » ou la folk. Marguerite puise d’ailleurs ses influences dans la musique anglo-saxonne. Par sa liberté de ton, son impertinence assumée et son refus de chercher à plaire aux hommes, elle rappelle d’ailleurs beaucoup l’énergie d’une certaine Lily Allen.

Pour se plonger dans ce processus de guérison, on vous propose son nouveau single “Un peu, beaucoup”. C’est un morceau pop efficace où elle déconstruit le romantisme toxique de la comptine « je t’aime, un peu, beaucoup, à la folie… » pour rappeler l’importance de poser des limites en amour.