L’artiste de la semaine : Bianca Costa

Bianca Costa, artiste solaire, libre, et déjà incontournable, a sorti fin novembre son tout premier album, “Gringa”.

“Gringa” signifie “l’étrangère” en portugais et il arrive que ses amis l’appellent comme ça. Elle raconte justement ce sentiment d’être toujours entre deux mondes : née au Brésil, passée par le Portugal, installée en France… elle porte tous ces pays dans son cœur, mais ne se sent pas toujours au bon endroit.

“Gringa” parle de déracinement et aussi de liberté. Bianca a longtemps vécu ce mot “Gringa” l’étrangère” comme une blessure, et elle en fait aujourd’hui une force. Elle assume cette double culture, cette sensation d’être ailleurs partout, même ici.

Musicalement, c’est un album très métissé. On y entend de la bossa nova, des rythmes brésiliens, de la pop française, parfois des influences urbaines. C’est doux et solaire. Il y a des morceaux très dansants, très chaleureux, et d’autres plus introspectifs, presque à fleur de peau. Bianca Costa réussit à faire cohabiter la joie et la mélancolie avec beaucoup d’élégance. “Gringa” c’est l’album de quelqu’un qui a pris le temps : trois ans de travail, des dizaines de versions, pour arriver à un disque qui lui ressemble vraiment.

C’est aussi un album avec de nombreuses collaborations, elle s’est entourée d’artistes qui, comme elle, vivent entre plusieurs cultures. Tout le disque respire le voyage, les déplacements, les émotions qui collent à la peau quand on change de pays, de langue, de repères.

Pour découvrir l’album, on vous propose “Quitter Rio”, qui ouvre le disque. Tout est là : la nostalgie, la chaleur, le contraste entre le froid d’ici et le soleil de là-bas. C’est une très belle porte d’entrée dans l’univers de Bianca Costa.