L’artiste de la semaine : Lorde

 

On connait la Nouvelle-Zélande pour ses kiwis, son équipe de rugby et pour cette artiste qui compte des milliards de streams… Lorde, discrète depuis plusieurs années, est de retour avec un nouvel album, sans doute le plus personnel de la néo-zélandaise.

Lorde revient avec « Virgin », son disque le plus intime. Après une longue pause, elle est de retour avec un projet qui parle d’elle, de son corps, de ses émotions, de son identité. Elle s’est installée à New York, a vécu une rupture importante, a traversé des moments difficiles liés à des troubles alimentaires… Et tout ça, elle l’a mis dans ses chansons. Ici, on est loin d’une compilation de tubes taillés pour les radios. Ce n’est pas un album fait pour faire danser ou pour plaire au plus grand nombre, elle ne cherche pas à faire un “hit”. Elle cherche à se dire, à se montrer, sans filtre. Elle parle de sujets très concrets, parfois crus : ses peurs, ses envies, ses doutes, sa relation à son genre, à son corps, à sa sexualité. Elle parle aussi de la difficulté de grandir sous les projecteurs, de l’attente qu’on a toujours eue vis-à-vis d’elle.

Musicalement, c’est très sobre. On est loin de la pop très produite ou des refrains accrocheurs. Elle revient à une musique plus électro, plus dépouillée. Il y a des synthés, des rythmes très simples, peu d’instruments, pour qu’on se concentre vraiment sur sa voix et ses mots. Elle a travaillé avec de nouveaux producteurs, et ça s’entend : c’est plus brut, plus direct, moins brillant.

Elle évoque également sa nouvelle vie à New York, qui est presque un personnage de l’album. Elle y a emménagé après sa rupture, elle y a retrouvé une forme de liberté. Elle évoque des endroits très concrets de la ville où elle a écrit, réfléchi, pleuré, aimé. C’est là qu’elle a commencé à s’accepter telle qu’elle est, à s’interroger sur son genre, sur son rapport à la féminité. Elle parle de ce qu’elle ressent dans son corps, dans la rue, dans l’intimité. C’est très physique comme album, mais dans un sens très humain, pas du tout glamour.

Pour découvrir ce nouvel album, on vous propose “Clearblue”, l’un des morceaux les plus marquants. Il fait directement référence à la marque de tests de grossesse bien connue du même nom. Lorde utilise ce nom à la fois littéralement et symboliquement. Elle évoque une expérience personnelle de peur ou d’incertitude face à une possible grossesse. Un moment où s’entremêlent vulnérabilité, solitude, et la confrontation à sa propre intimité.