30 Mar
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En 2025, Warner Music France, Warner Chappell France et Décibels Productions lançaient la première édition du tremplin OUTLOUD, visant à faire rayonner les artistes queer et leur apporter plus de visibilité. Acteur engagé dans la musique depuis plus de 20 ans, le Crédit Mutuel et RIFFX by Crédit Mutuel ont soutenu cette initiative contribuant à un paysage musical plus riche et plus inclusif.
Après un appel à talents lancé à travers la France, 20 talents ont été préselectionnés par un jury d’exception composé de Jenn Ayache, Piche, DJ Cheetah, Didier Varrod, Popslay et Khal Ali. Après cette première étape, le jury a sélectionné 4 finalistes pour se produire lors de la finale du concours en public et depuis les locaux de Warner Music France. Le public a également eu son mot à dire en votant pour un(e) 5ème finaliste ! A l’issue d’une finale riche en découverte et en émotions, le jury a désigné Luna comme lauréate de cette première édition du concours, et elle a pu ainsi se produire à la Cérémonie des têtu•. Elle rejoint désormais la major pour développer sa musique et sa carrière. Pour RIFFX by Crédit Mutuel, partenaire d’OUTLOUD et de la Cérémonie des têtu•, Luna raconte son parcours, ses émotions musicales et ses projets.
J’ai commencé la musique quand j’avais à peu près 8 ans, dans mon école de théâtre, grâce à des cours et des spectacles où le chant et la musique étaient intégrés aux créations théâtrales. J’ai donc commencé à chanter, et je me suis rendue compte que j’aimais vraiment ça.
Vers l’âge de 13 ans j’ai pris des cours de chant, pendant quelques années, ce que j’aimerais d’ailleurs refaire aujourd’hui, parce qu’on n’a jamais fini d’apprendre, il y a encore plein de choses que je pourrais expérimenter avec ma voix.
J’ai aussi pris des cours de guitare pendant un moment. Et depuis un an je prends des cours de piano, ce qui est super intéressant, ça m’ouvre à plein d’autres mélodies.
C’est toujours un peu compliqué de mettre des mots sur ce qui est plus une sensation. Je fais de la musique pop, plutôt intimiste et sincère, qui va un peu se balader du côté de la variété française, mais j’écris aussi parfois en anglais. Je vais entendre une phrase, une expression en anglais qui tout d’un coup va m’inspirer et me donner envie de partir dans cette langue. Ou alors, j’ai envie de parler d’un sujet particulier et je me rends compte que c’est plus simple de l’aborder en anglais. Il y a tellement de phrases interminables en français qui peuvent être raccourcies en anglais, ou des expressions en anglais sont difficilement traduisibles en français. Et inversement, on va avoir un mot en français qui décrit parfaitement une idée, contrairement à l’anglais. J’aime passer d’une langue à l’autre. Mais j’écris quand même plus en français, puisque c’est ma langue maternelle et que j’y suis plus à l’aise. L’anglais amène ailleurs, que ce soit dans la musique ou dans les textes.
Je suis autrice-compositrice, donc j’écris et je compose, à la guitare et au piano. Souvent je fais les deux en même temps. Je peux avoir une petite mélodie en tête et partir de ça, ou alors avoir une phrase sur laquelle je vais mettre la musique. Mais la musique et les paroles sont toujours pensées ensemble, pour que les deux soient parfaitement en harmonie. Pour composer, je fonctionne par accords, et j’enregistre tout, pour ne pas oublier. Ensuite je travaille avec mes prods et réals sur les arrangements.
L’idée d’une chanson, l’inspiration, peut venir de différentes choses : une chanson que je découvre, une suite d’accords que je trouve très belle, une expression dans une pièce de théâtre ou autre, une mélodie qui tout d’un coup m’emmène quelque part, un ressenti…
Je n’écris pas en me demandant ce que va penser l’auditeur, j’écris pour me faire du bien, mais aussi en me disant que si j’aime ce que j’écris, d’autres gens aimeront sans doute aussi. Mais j’essaie de ne pas écrire en pensant à ce que les auditeurs vont penser, sinon ça va me déconcentrer.
Je voudrais que mes chansons viennent chercher des émotions chez les gens. Et j’aimerais transmettre un sentiment d’appartenance, j’ai envie de créer un espace où tout le monde a sa place, ou les gens qui pensaient être seuls se rendent compte qu’en réalité ce qu’ils vivent arrive à de nombreuses personnes. C’est important car c’est quelque chose qui a pu me manquer quand j’étais plus jeune.
Je raconte des ressentis, des sentiments, ce qui constitue la complexité de l’être humain. J’écris principalement sur les femmes, parce que je suis une personne queer. J’aime les femmes dans leur globalité, et c’est important pour moi de parler des relations queer, de ne pas faire des chansons hétéronormées, de montrer que d’autres formes d’amour existent : l’amour familial, l’amour de ses amis, l’amour qui commence, l’amour qui termine, l’amour qui n’a pas vraiment commencé mais qui n’est pas tout à fait fini. En fait, toutes ces formes qui ne sont pas décrites habituellement dans les chansons.
C’est compliqué parce que je n’arrive pas à savoir si les gens que j’écoute m’influencent, et j’aime bien des choses très différentes, chez plein d’artistes. J’aime beaucoup la musique de Charlotte Cardin, l’écriture de Solan, la voix de Sienna Spiro, l’univers de Raye. J’ai découvert plein d’artistes féminines cette année.
C’était un peu fou, cette expérience ! Ça m’a apporté énormément de choses, j’ai énormément appris, et j’ai rencontré des artistes super inspirantes parmi les candidats, avec qui j’ai gardé contact. Ça m’a permis d’ouvrir un nouveau chapitre et de travailler avec une équipe, ce qui change la vie !
J’ai évidemment eu la chance de jouer au Trianon, à la Cérémonie des têtus. C’était incroyable, il y avait tous les queers de France et de Navarre réunis au même endroit. C’était formidable de jouer devant ce public, rempli de gens que j’adore, que j’admire, que j’écoute, que je regarde. J’ai passé vraiment un super bon moment sur scène, c’était rapide, bien sûr, mais c’était trop bien !
Je viens de sortir le titre Pulsion, le 27 février. C’est un morceau qui me tient particulièrement à cœur, que j’ai mis du temps à écrire, et j’espère qu’il aura la portée espérée. Le texte parle de violences sexistes et sexuelles, un sujet très important et qui tend à se démocratiser et à se laisser entendre un peu plus, mais qui reste encore compliqué à faire passer. J’aimerais que mes mots puissent à la fois toucher et guérir, même si on ne guérit jamais vraiment bien de ces situations. En tout cas, que ça puisse apaiser, peut-être, certaines des douleurs qui ont pu être causées par ce genre de situation. C’est un sujet qui est trop important pour mal le dire, et j’espère que cela fera écho chez les personnes qui en ont besoin.
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