RévéLAtion RIFFX : qui es-tu Camilo ?

Pas une, mais deux fois. En 2023, le DJ Camilo s’est illustré dans deux des tremplins RIFFX, lui ouvrant les portes du Printemps de Bourges puis des Francofolies. Chaque fois, sa tech house est son art du mashup ont su convaincre le public. De quoi faire de ce natif de Bretagne de 25 ans une de nos belles RévéLAtions de l’année.

Bonjour Camilo, peux-tu nous raconter comment tu as fait tes débuts de DJ ?

Quand j’avais 13 ans ou 15 ans environ, j’ai développé une obsession pour la musique. Mes parents m’ont offert une petite table de mixage en pensant que ça me calmerait, mais ça n’a fait que me motiver encore plus ! J’ai appris à m’en servir, puis j’ai travaillé pour m’acheter un matériel plus pro et commencer à me produire. En 2019, j’ai eu ma première résidence en Bretagne, où je vivais à l’époque. C’était dans le bar La Cabane Bambou’s à Trébeurden, à côté de Lannion. J’y jouais tous les soirs, à un endroit où tout le monde se connaît, c’était super. En déménageant à Paris en 2022 pour mes études de commerce, j’ai voulu continuer, mais c’était plus difficile de trouver ce type de résidence. Le Printemps de Bourges et les Francofolies m’ont permis d’avoir des expériences folles.

Tu postes régulièrement sur les réseaux sociaux. C’est un vrai terrain d’expérimentation pour toi ?

Exactement, ça a commencé pendant le confinement. J’ai créé un compte Instagram pour m’occuper et montrer ce que je savais faire. Au départ, je voulais faire un live d’une heure tous les samedis. J’y ai pris du plaisir, donc j’ai continué dans cette voie. Je poste à peu près deux fois par semaine, notamment des mashups, c’est-à-dire le mélange de deux morceaux, vu que c’est un peu ma spécialité. Ça peut même aller assez loin : il y a quelques mois, j’ai publié un croisement entre les artistes Marshall Jefferson et B.O.T.A., qui a beaucoup tourné. Il a même été repris par le club de Manchester United pour l’entrée des joueurs. C’était fou !

D’où te vient ce goût du mashup, justement ?

Je pense que ça vient de ma culture musicale, j’ai grandi en écoutant la radio et des compilations qui m’ont ouvertes à différents genres musicaux. Je m’inspire aussi beaucoup du DJ anglais James Hype, qui en fait souvent.

 

Comment trouves-tu tes idées ?

C’est souvent par hasard, en tombant sur une musique via les réseaux sociaux ou une série télé. Il y a de la musique partout. Quand ça me parle, je note le nom de la musique, puis j’y reviens plus tard et je cherche avec quel morceau que je connais ça pourrait coller. Toute ma musique est bien classée par styles, donc ça peut aller assez vite. Ensuite, je peux les jouer en DJ set. Parfois je prépare le mashup pour pouvoir parfaitement le refaire en live, mais ça m’arrive aussi d’en faire totalement au feeling.

 

Que retiens-tu de tes participations au Printemps de Bourges et aux Francofolies ?

Celui à Bourges était le plus gros, c’était un moment assez incroyable. Je n’avais jamais mixé devant autant de personnes, c’est monté à près de 3000. J’avais énormément préparé précisément certains mashups, je voulais vraiment bien faire. Et la sensation est indescriptible, c’était immense et j’aimerais le revivre. Et pareil pour les Francofolies, même si le set était moins intense vu que je jouais l’après-midi. C’était bien plus décontracté, je suis allé dans des styles funk et disco, et c’était chouette de changer un peu mes habitudes. Tout le monde a été top, l’organisation impeccable, j’ai adoré.

 

Quelle est la suite pour toi ?

Je voudrais vraiment refaire ce genre d’événements, jouer 1h30 ou 2h dans des supers lieux. Pas forcément devant 3000 personnes, mais retrouver cette énergie. Je me suis aussi lancé dans la production musicale, j’aimerais produire un son que j’aime, et pourquoi pas signer avec un label. Je n’ai pas de résidence ni de date prévue en ce moment, donc j’aimerais vraiment développer ces choses, je commence à m’y sentir à l’aise.