Free Mandela

Difficile d’imaginer pour les jeunes générations la mobilisation artistique qui est née dans les années 1980 pour la libération de Nelson Mandela. Certes, ce ne sont pas les chanteurs qui lui ont ouvert les portes de la liberté, mais la pression publique actionnée par ces artistes a pesé lourd dans la balance.

The Specials : « Nelson Mandela » – 1984

C’est en 1984 que ce groupe de ska popularise en Angleterre le nom de Mandela, quatre ans avant le gigantesque concert de Wembley (voir ci-dessous, Simple Minds). Ce titre sera l’ultime tube du groupe qui se séparera quelques mois plus tard. La force du titre est de réclamer la libération du leader de l’ANC sans pleurnicheries, sur un rythme Raggae-afro joyeux.

Simple Minds : Mandela Day – 1988

Les chiffres donnent le tournis : 600 millions de téléspectateurs assistent en direct, à Wembley, le 11 juin 1988 au plus gros concert de soutien politique jamais organisé au monde. Le Freedomfest réunit plus de 50 artistes et dure 11 heures. La liste des artistes présents ce jour-là ressemble au charts de l’époque : Sting, George Michael, Joe Cocker, Phil Collins, les Bee Gees, Youssou N’Dour, Peter Gabriel, les sud africains Hugh Masekela et Miriam Makeba et encore les artistes américains Withney Houston, Dire Straits ou Eric Clapton. Mais c’est le groupe écossais Simple Minds qui marquera les esprits avec leur titre Mandela Day.

Johnny Clegg and Savuka : « Asimbonanga » (Mandela)

En France la lutte anti-apartheid est indissociable du titre Asimbonanga de Johnny Clegg, Chanteur blanc militant des droits de l’homme, surnommé le Zulu blanc, il a écrit cette chanson en 1986 après des violentes émeutes en Afrique du sud. Renaud lui consacre une chanson en 1988, Jonathan, et produira son album « One life » en 2006.

On le voit ici sur scène en compagnie du leader sud africain, sur scène.

Paul Simon : « Graceland »

Impossible de ne pas citer cet album de l’ex Simon & Garfunkel. Certes cet album enregistré en Afrique du Sud durant l’Apartheid n’est pas un album de chanson dénonçant ce régime raciste mais c’est bien ce Graceland qui a permis au monde de découvrir la richesse de la musique sud-africaine et d’une certaine manière de faire avancer la cause en démythifiant la supposée suprématie culturelle blanche sur l’ancestrale culture africaine. Ce disque aurait permis de lancer le courant world music. La politique se fait aussi en musique ! Titre extrait d’un concert donné en Afrique du Sud

Willy Richert

L’histoire en chantant

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