Les clips du mois

Rap, dance, rock et R’n’B. Il ne manque rien ce mois-ci dans la sélection des meilleurs clips du mois by Riffx.

Arcade Fire : Reflektor

Les nombreux fans d’Arcade Fire retiennent leur souffle avant la sortie du quatrième album du groupe, fin octobre. Sera-t-il à la hauteur de l’incroyable single Reflektor ? Marquée par l’apparition de David Bowie, la chanson est très surprenante, baroque et dansante. Ce coup de génie s’accompagne d’une vidéo sublime, réalisée par le photographe Anton Corbijn (collaborateur de longue date de U2, notamment et réalisateur du film Control, un biopic sur le chanteur du groupe Joy Division). Dans un beau noir et blanc, se trame une histoire mystérieuse, avec des têtes carnavalesques, un homme miroir, une boule à facettes et des jeux de lumières en pleine nature. Spectaculaire.

Daft Punk : Lose Yourself To Dance

Après le carton planétaire de Get Lucky, voici un deuxième extrait du dernier album de Daft Punk. Lose Yourself To Dance adapte en images l’ambiance rétro de Random Access Memories : vestes à paillettes et lumières disco sont au cœur de ce clip simplissime. Thomas Bangalter et Guyman de Homem-Christo y sont accompagnés par Nile Rodgers et Pharrell Williams sur une petite scène circulaire, sous le dôme d’un night-club et le regard des danseurs. Il y a là comme un écho aux toutes premières vidéos de Daft Punk, l’inventivité en moins.

Eminem : Berzerk

L’événement est de taille : treize ans après, Eminem s’apprête à publier The Marshall Mathers LP 2, la suite de son classique « multiplatiné ». Berzerk en donne un avant-goût musclé, avec une rythmique et des guitares imparables. Drôle et enlevée, la vidéo lance des clins d’œil aux années 1980 et 1990 et leurs vieux caméscopes à l’image hésitante. Un jeu malin avec les références et les clichés.

Lorde : Royals

À seulement 16 ans, Lorde (de son vrai nom Ella Yelich-O’Connor) vient de sortir son premier album, précédé par le single Royals. Sur fond de R’n’B élégant et lascif, la Néo-zélandaise y décline une mélodie particulièrement efficace. La vidéo est étonnante, série de plans minimalistes qui évoquent la froideur du cinéma réaliste anglais. Elle campe deux adolescents dans leur quotidien banal : appartement neutre, grisaille suburbaine et contrastes nocturnes se succèdent joliment, entre ennui et tension sourde.

Stromae : Papaoutai

La vidéo de Papaoutai donne une dimension supplémentaire au tube électro-pop de Stromae. Les questionnements identitaires s’y parent d’une étrangeté très graphique. Dans un décor magnifiquement éclairé, évoquant autant les années 1960 et la maison de Mon Oncle (le film de Jacques Tati) que les banlieues pavillonnaires de David Lynch, se jouent de spectaculaires chorégraphies, sur le thème du double. Stromae y campe un père absent, figurine figée bizarrement émouvante.

Vincent Théval

Minor Alps – Get There

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