Matthew Dear : « Beams »

Ils sont très peu nombreux en électronique à savoir se renouveler : les styles, les mouvements et autre hypes évoluant plus vite que la vitesse de téléchargement…Mattew Dear fait partie de cette (petite) caste !

Auteur d’albums techno lorgnant vers Detroit, l’Américain nous revient avec « Beams » plus pop mais pas moins électro. Ce DJ, producteur et fondateur du label Ghostly International est un touche-à-tout de génie.

Délaissant le côté minimal de ses précédents albums, il a décidé de prendre le micro tel un crooner. Normal me direz-vous pour un artiste qui cite comme influences David Bowie et les Talking Heads. Bowie pour l’éclectisme et Talking Heads pour ce funk blanc sous-jacent. Attention « Beams » n’est pas une relecture ou un hommage à ces papis de la musique mais bel et bien un album de son temps.

L’éternel conflit entre rythmes et mélodies n’a plus cours ici. Maitriser les deux sans se reposer sur l’un, c’est le talent des grands songwriter contemporain. Matthew Dear est capable de pondre des ballades poignantes (Do the right thing) aussi bien que des tubes electro-pop eighties (Earthforms).

Un album plus downtempo que ces prédécesseurs, certes, mais qui marquera certainement plus longtemps les esprits.

Willy Richert

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