23 Mar
Votre navigateur actuel n'est pas compatible avec RIFFX ! Nous vous conseillons d'utiliser un autre navigateur comme Chrome ou Firefox.
En ce mois de mars 2026, le SNEP (Syndicat National de l’Edition Phonographique) a révélé les chiffres du marché de la musique enregistrée en 2025. C’est Alexandre Lasch, son Directeur Général, qui a présenté les grandes tendances du marché français. Nous avons donc profité de l’occasion pour échanger avec lui et il a partagé son éclairage sur quelques chiffres marquants, pour RIFFX by Crédit Mutuel.
Oui, c’est une des bonnes nouvelles de ce marché en croissance. Effectivement, pour la deuxième année consécutive, le physique progresse, et en premier lieu le vinyle qui connaît une envolée de plus 15% cette année.
C’est une bonne nouvelle en soi, car on a évidemment envie d’une société paritaire. Ce qui n’est pas encore le cas dans de nombreux domaines, notamment celui de la musique. Encore 28% du top albums correspondent à des projets d’artistes féminines. Il y a encore un peu de chemin, mais on progresse, on va dans le bon sens puisque l’année dernière ce chiffre était de seulement 22%.
Cet attachement à la production française et aux artistes produits en France est effectivement très fort. On le voit tout en haut de la pyramide : dans le top 20 albums, vous avez 16 albums qui sont produits en France. Quand on dézoome un peu, dans le top 200, vous avez encore 75% des volumes de ce top qui correspondent encore à des albums produits en France. Et cela reste vrai quand on regarde sur le classement le plus profond, le top 100 000 : c’est environ 80% de la consommation streaming, et là aussi 53% soit une majorité des écoutes, se portent sur des artistes produits en France.
C’est l’un des autres indicateurs extrêmement importants pour la production française : elle se renouvelle. Effectivement, dans le top 20, on trouve cinq premiers albums, et ces premiers albums viennent de différents horizons. Il y a un effet Star Academy, avec l’appui de certains tremplins populaires qui propulsent des artistes. Mais pas seulement, il y a aussi tout un environnement d’artistes qui naissent du travail des labels et qui apparaissent un peu spontanément avec leur énergie, leur volonté. C’était le cas de Théodora : elle s’est imposée, elle est quatrième des ventes cette année. C’est le cas de beaucoup d’autres dans ce top 200.
Parmi mes chiffres préférés, je note le soutien très fort des Français à une proposition de loi sur la présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA. C’est un peu technique mais cela veut dire que 85% des Français sont d’accord avec nous quand on dit qu’il faut nous aider à conclure des accords de licence avec les nouveaux acteurs que sont les acteurs tech de l’IA.
Je pense qu’un des évènements de cette année, ou plutôt une tendance, qui se renforce très fortement même si elle préexistait, c’est le développement des fandoms – qui désigne les communautés de fans.
Habituellement, on a l’impression que c’est réservé à des superstars américaines, ou en France à des artistes comme Johnny Hallyday, Mylène Farmer… Aujourd’hui, ces communautés se développent pour tous les artistes, dans tous les genres, et à tous les stades de leur carrière. C’est un vrai phénomène, qui explique aussi la popularité des artistes français : de vraies stratégies existent pour développer l’engagement des fans.
C’est notamment le cas pour une artiste comme Héléna : elle a sorti son premier album et a déjà une communauté de fans hyper engagée. Par exemple, dès que le SNEP communique via des posts sur ses certifications single, la communauté réagit activement sur les réseaux sociaux.
Je ne vais pas être hyper original : le titre que j’écoute en boucle en ce moment c’est « Mélodrama », comme beaucoup, puisque cela fait 23 semaines qu’il est en tête des classements. Il est en passe de battre un record : on suit cela de près ! Il y a beaucoup d’artistes qui tentent de chiper cette place à Disiz et Théodora… Pour l’instant, ça fait partie des titres que j’écoute beaucoup.
Voir cette publication sur Instagram
* made in France = produite en France
23
16
24
28
Les administrateurs de RIFFX examinent les contenus avant de valider les publications des utilisateurs afin de déterminer s'ils enfreignent les consignes de la communauté. Les comptes sont pénalisés pour les violations de ces consignes et peuvent être résiliés en cas de répétition. Ne faites pas de fausses déclarations. L'utilisation abusive de cette procédure peut entraîner la suspension de votre compte ou des poursuites judiciaires.