Synapson : « Convergence »

Avec The Avener, le duo français Synapson enfonce un peu plus le clou d’une électro-pop à la française. « Convergence », leur premier album est l’un des gros cartons de cette fin d’année et une bonne surprise dans la continuité de leurs premiers maxis. Riffx a rencontré Paul et Alex.

Synapson… c’est une histoire de potes ?
(Paul) Nous nous connaissons depuis l’âge de huit ans. On passait nos vacances ensemble à Biarritz. Alex est pianiste et il m’envoyait ses premières productions lorsque j’avais mon émission sur radio Campus à Toulouse. On s’était promis que, lorsque nous nous retrouverions dans la même ville, on ferait du son ensemble. C’est à Paris que nous nous sommes lancés. Six ans après notre premier maxi, voilà l’album. Donc effectivement, c’est une vieille histoire d’amitié !

Comment avez-vous découvert la musique électronique ?
(Alex) J’ai plutôt grandi avec du jazz et le swing des années 1920. C’est mon papa qui m’a fait découvrir la house avec des artistes comme Eddie Amador ou Étienne de Crécy et son projet « Superdiscount ». Paul était plutôt dans le hip-hop et des trucs plus pointus d’IDM (intelligent dance music) avec des artistes comme Aphex Twin et Amon Tobin.

On vous a découvert avec le reworking de Victor Démé et son Djon Maya. Comment est né ce titre ?
Nous sommes tombés sur le titre original sur radio Nova et on avait très envie de le jouer dans nos sets. On a donc rajouté un pied et quelques arrangements pour le booster. La sauce a pris immédiatement. C’est le premier morceau joué par les radios et le premier titre qui ouvre notre album.

Vous visitez de nombreux styles différents avec un point commun : une approche très pop de la musique…
« Convergence » est un album de chansons électroniques. Nous sommes convaincus que cette approche permet de toucher un large public. Les gens ont envie de voix, de mélodies et de groove.

Sur votre album, vous avez invité Benjamin Diamond, la voix mythique de Stardust (Music sound better with you). Pourquoi ?
Ce titre de Stardust est le tube de notre génération. C’est certainement le morceau que nous avons le plus écouté en soirée ou en boum. Benjamin est quelqu’un d’accessible et de profondément humain. Nous voulions sa voix et quand il partage la scène avec nous, c’est une vraie claque. Ce mec est une bête de scène. On ne le remerciera jamais assez pour sa confiance.

Justement Synapson sur scène, ça donne quoi ?
Alex est avec ses synthés, moi je suis aux machines et nous avons un guitariste avec nous. Il ne se passe jamais deux fois la même chose : nous sommes des musiciens avant tout. Nous nous sommes mis au deejaying pour nous faire connaître mais au départ, notre truc c’est le live !

Pensez-vous que la deep house ou l’électro-pop peut permettre au grand public de décrocher de l’EDM ?
Il existe en ce moment deux voies : l’électro européenne qui s’oppose à l’EDM à l’américaine. Les médias sont en train de s’intéresser à la première et c’est ce qui fait que la deep s’ouvre à l’internationale. Personnellement, on en peut plus de cette surcompression et de ces clichés EDM ! Maintenant, il existe aussi un phénomène de reprise pop où on rajoute un pied, un beat et un « poomtchak » qui permet de décrocher un tube. Nous, on part d’abord avec des compos, mais oui ce style est peut être en train de devenir un standard. On n’est pas inquiet car dans la pop électro il y a vraiment beaucoup de choses à créer.

Avez-vous le sentiment de faire parti de la french touch 3.0 avec The Avener ?
C’est flatteur mais non. La première french touch, c’était De Crécy ou Modjo. La seconde Justice et SebastiAn. Nous, nous restons très humbles. Nous existons depuis six ans seulement, nous avançons pas à pas. Il faut être patient et produire uniquement ce que l’on aime. C’est comme ça que l’on rencontrera notre public !

Propos recueillis par Willy Richert

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