Foals : Holy Fire

Le quintet d’Oxford mené par Yannis Philippakis galope de bon train depuis 2005. Affichant complet un peu partout et se lançant même dans le pari de Zéniths à remplir, les jeunes garçons tiennent pourtant à garder une image non polissée ou conventionnelle, une musique de plaisir sans étiquette. Sur ce dernier point, leur troisième album Holy Fire ne les trahit pas tant il varie dans les genres. D’un côté on trouve les rythmes effrénés du premier single aux accents rock alternatif My Number, de l’autre des titres tendres et lents, au milieu ceux plus complexes aux bords bien plus pops comme le second extrait Late Night (à noter que ce dernier bénéficie d’un clip mêlant sexe et sang signé de l’Australien Nabil Elderkin ayant déjà officié pour Kanye West et Seal.)

Mais là où les Anglais sont bien plus nets encore dans leur schizophrénie c’est dans cette capacité à produire autant de plages expérimentales et particulières que de titres taillés pour être des tubes à échelle internationale. Difficile dès lors de savoir où se situe leur besoin de reconnaissance, dans le nombre ou la qualité… Quelques passages transparents et inutiles tout de même au milieu d’un démarrage d’album choc et fort et d’une fin aux titres ciselés et forçant le respect. Il y a dans ce feu sacré à boire et à danser, à zapper et à déguster.

Marjorie Risacher

Björk : Vulnicura

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