25 Juil
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Aux quatre coins de la France, plusieurs associations fédèrent les festivals locaux à travers un réseau d’entraide. Un modèle qui place le local et le collectif au centre de la transition et de la lutte écologique.
Traditionnellement centralisée, l’industrie musicale française ne peut prétendre incarner la transition écologique dans son secteur, sans s’appuyer sur la mobilisation des acteurs locaux et des collectifs régionaux, véritables garants d’une continuité dans les politiques culturelles de l’Hexagone. Devenus laboratoires d’une transition écologique basée sur l’entraide et la solidarité, ces réseaux essaiment, depuis quelques années désormais, sur tout le territoire. Qu’il s’agisse du Collectif des festivals éco-responsables et solidaires en Région Sud (COFEES) en PACA, du Réseau éco-événement (REEVE) dans les Pays de la Loire, du Comité des festivals en Île-de-France, du Collectif des festivals en Bretagne, ou du Grand Bureau en Auvergne-Rhône-Alpes, tous poursuivent la même mission : s’organiser, mutualiser leurs efforts et leurs savoirs, faire entendre leur voix et trouver des solutions durables face à l’urgence climatique.
Ces collectifs ancrés localement et rassemblant des dizaines – parfois des centaines – d’acteurs et de structures culturelles, notamment des festivals de musique, mènent de nombreuses actions en faveur d’une industrie musicale plus respectueuse de l’environnement. À l’image des mastodontes du circuit (le festival parisien We Love Green par exemple), ces réseaux accompagnent les festivals vers une réduction de leurs émissions de CO2 (chartes environnementales, alimentation responsable, réduction des déchets ou mobilités douces), mais surtout, ils développent des programmes d’accompagnement de recherche et de formations débouchant sur des actions et expérimentations concrètes pour construire la culture territoriale de demain.
La mutualisation et l’entraide sont au cœur des actions menées par ces collectifs. Le COFEES, par exemple, organise des achats groupés de matériel, REEVE encourage la réutilisation d’éléments logistiques – notamment de scénographies – d’un festival à l’autre. De son côté, le Grand Bureau appelle à la mutualisation des ressources en transports, en énergie ou même en ingénierie des structures participantes. Pour ces collectifs – et les structures qui les composent – l’enjeu est double. Ils se placent à l’avant-garde de la lutte écologique dans la filière musicale par conviction pour son ethos solidaire, mais aussi pour dénoncer et lutter contre les dérives environnementales de l’industrie, souvent ignorées par les grandes politiques culturelles. L’écologie devient la condition sine qua non d’un programme politique plus large basé sur l’entraide. En proposant un contre-modèle vertueux, en mutualisant leurs connaissances et leurs outils, en formant les acteurs culturels, ces collectifs enracinés localement, rappellent que la révolution écologique sera collective et solidaire ou ne sera pas.
Les Inrockuptibles
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